17/02/2020

Un hôtel en flammes

La Croix du 24 Novembre 1903 (p. 4) (Inconnu)
LE LONDON-HÔTEL EN FLAMMES

Mots-clés : incendie_sinistre_accident


Pas-de-Calais. - Hôtel incendié.

Un violent incendie a détruit cette nuit, à Calais, le London-Hôtel. Aucun accident de personnes n'est à déplorer, mais les voyageurs, surpris par le feu, ont dû se sauver à peine vêtus.
Il ne reste que les quatre murs de l'hôtel; les pompiers ont préservé les maisons voisines.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

L'écluse de l'ouest

La Croix du 24 Novembre 1903 (p. 3) (Inconnu)
CONSTRUCTION DE L'ÉCLUSE DE L'OUEST

Mots-clés : port_vétillard_navire_carnot


Calais. - On a procédé, samedi, à la pose de la première pierre des travaux de la grande écluse de l'Ouest, dont la construction aura pour effet de rendre l'ancien port accessible aux navires du plus fort tonnage et d'un tirant d'eau allant jusqu'à 28 pieds.
On espère qu'elle pourra être livrée à la navigation vers les derniers mois de 1904.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Loubet revient de Londres

La Croix du 10 Juillet 1903 (p. 1-3) (Inconnu)
LOUBET REVIENT DE LONDRES

Mots-clés : président_maire_angleterre_hénon_théâtre_dentelle

(Source : gallica.bnf.fr / BnF)

LE VOYAGE DE M. LOUBET A CALAIS

A 11 h. 30, les troupes prennent position.
A 11 h. 40, le Guichen n'est pas encore signalé.
A 11 h. 55, des salves d'artillerie retentissent : c'est le Guichen qui passe devant les jetées, escorté par le Harpon et l'Escopette.
Cinq minutes plus tard il entre dans l'avant-port.
Le Guichen vient accoster au terre-plein.
Les clairons sonnent et les tambours battent aux champs. Puis la musique joue la Marseillaise.
Le président de la République se tient sur la passerelle du commandant, ayant à ses côtés MM. Delcassé, ministre des Affaires étrangères; Abel Combarieu et le général Dubois, secrétaires généraux de la présidence; Henry Poulet, Mollard, directeur du protocole, et Paul Loubet.
A midi 20, le chef de l'Etat met le pied sur la terre française.

Une délégation de Calaisiennes offre une gerbe de fleurs au chef de l'Etat à qui le maire de Calais souhaite la bienvenue.
Après avoir complimenté le capitaine de vaisseau Baehme. commandant du Guichen, pour la façon brillante dont il a conduit son bâtiment. M. Loubet procède à la remise des décorations militaires.
Les réceptions ont lieu place de l'Egalité où une tente a été dressée.
En présentant le Conseil municipal, M. Basset, maire de Calais, dit qu'il ne fait que traduire le sentiment unanime de ses concitoyens en remerciant respectueusement le président de la République d'avoir bien voulu s'arrêter à Calais, au retour de son beau voyage en Angleterre. « Puisse, ajoute M. Basset, votre passage ici, Monsieur le président, être pour notre chère cité le gage d'un long avenir de paix, de prospérité et de grandeur. »
A Calais, M. Hénon, président de la Chambre de commerce, a fait appel aux pouvoirs publics pour l'achèvement des travaux entrepris afin de compléter les moyens d'action et d'outillage du port de Calais.
Il termine en offrant à M. Loubet, en souvenir de son passage à Calais, un exemplaire du jeton de la Chambre de commerce, ainsi qu'un exemplaire de la médaille commémorative frappée en 1889 lors de la visite à Calais du président Carnot.
Il remet en outre au président, pour Mme Emile Loubet, au nom de la Chambre syndicale des fabricants de tulles et dentelles, quelques spécimens de divers produits de la fabrication calaisienne.
M. Loubet a remis plusieurs décorations :
Officiers de la Légion d'honneur : MM. Dancœur, médecin-major au 21° dragons; le lieutenant-colonel Fourrier, du 110° d'infanterie.
Chevaliers de la Légion d'honneur : MM. le capitaine Othier, du 73° de ligne; le major Manoma, détaché à l'état-major, et Cappez, chef de musique du 110° de ligne; Boulanger-[illisible], ancien député.

Inaugurations et cérémonies

Le président, en suivant un itinéraire qui n'a pas moins de trois kilomètres de longueur, semé d'arcs de triomphe, dont le plus original est fait de dentelles tissées par les usines de Calais, doit, après les réceptions, poser la première pierre du théâtre.
Devant les tribunes qui ont été dressées à cette occasion, est exposée cette pierre qui sera scellée tout à l'heure et qui porte l'inscription suivante :

Le neuvième jour de juillet
de l'an mil neuf cent trois,
Monsieur Emile Loubet,
président
de la République française,
a posé
cette première pierre
Monsieur Edmond Basset étant maire.

Dons aux pauvres

Le président de la République avant de quitter Londres, a remis 1000 francs pour les pauvres de Boulogne et 1000 francs pour les pauvres de Calais ainsi que 500 francs pour le sanatorium.
Il a également remis une somme destinée à améliorer l'ordinaire des équipages du Guichen et des deux torpilleurs le Harpon et l'Escopette.

Le retour

Puis, le président est allé à la Petite-Synthe, de là il a visité le sanatorium de Saint-Pol.
Il est parti de Calais à 4 heures, et sera à la gare du Nord à 7 h. 30.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

14/02/2020

Une locomotive géante

La Croix du 27 Avril 1900 (p. 4) (Inconnu)
UNE LOCOMOTIVE GÉANTE PARIS-CALAIS

Mots-clés : rail_train_exposition_société_compagnie

 Grande locomotive – Estampe d'Henri Guérard (1888) – (gallica.bnf.fr / BnF).

LOCOMOTIVE GÉANTE

La Société alsacienne de Belfort construit, pour la Compagnie du Nord, deux locomotives géantes, l'une pour l'Exposition, l'autre pour le train-éclair entre Paris et Calais.
Chaque locomotive géante, de 20 mètres de long, possède cinq essieux, deux portant le chariot de l'avant, deux essieux moteurs et un grand essieu porteur indépendant. C'est l'addition de ce nouvel essieu qui a permis d'agrandir la locomotive et d'obtenir par suite une vitesse plus grande avec des charges plus lourdes.
La machine est suivie d'un tender à quatre roues pouvant prendre 600 kilos de houille et 20 mètres cubes d'eau.

 
(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Marie et l'huile de foie de morue

La Croix du 25 Avril 1900 (p. 3) (Inconnu)
MARIE ET L'HUILE DE FOIE DE MORUE

Marie Avez (Illustration : La Croix).


PROBLÈME RÉSOLU

Depuis de longues années, tous les médecins s'accordent à reconnaître l'heureuse influence de l'huile de foie de morue sur la plupart des formes de mauvaise digestion ou de nutrition imparfaite, et en réalité, rien n'égale les bienfaisants effets de ce remède unique. Mais la grande difficulté avait toujours été la suivante : « Comment administrer cette huile pour que les malades, sans fatigue ni dégoût, en retirent toutes les propriétés bienfaisantes? » Aujourd'hui le problème est résolu. La lettre suivante nous le démontrera.
« Calais, le 19 juillet 1898. - Messieurs, ma petite fille âgée de 14 mois, souffrait beaucoup d'une inflammation d'intestins compliquée de bronchite. Elle était tombée à un tel point de faiblesse que le médecin l'avait presque abandonnée : plus de sommeil, par suite de nombreuses quintes de toux; le dépérissement, la maigreur étaient extrêmes, et nous redoutions de la voir rester entre nos bras. C'est donc sans espoir, et pour faire une dernière tentative que j'eus recours à votre Emulsion Scott. Non jamais je ne vous remercierai assez! Dès les premiers jours, la toux disparut, le sommeil revint avec l'appétit; le ventre devint souple et n'était plus douloureux. Depuis, la santé s'est maintenue; notre fillette est maintenant des mieux portantes. Veuillez donc agréer, Messieurs, mes bien vifs remerciements. Signé : Avez-Devismes, 3, rue Duval, à Calais. »
L'explication de la grande supériorité de l'Emulsion Scott est des plus simples. L'huile de foie de morue ordinaire a besoin d'être émulsionnée par les organes digestifs, avant de pouvoir être absorbée et assimilée, travail fatigant pour l'estomac, parfois incapable de cet effort. Dans l'Emulsion Scott, l'huile de foie de morue se trouve émulsionnée à l'avance, de sorte que les voies digestives n'ont qu'à l'absorber sans nul effort préalable et profiter de ses vertus curatives.
Méfiez-vous des nombreuses imitations sans valeur et n'acceptez que la véritable Emulsion Scott avec sur chaque flacon l'étiquette représentant un pêcheur portant une grosse morue sur le dos. Echantillon d'essai sera envoyé franco contre 0 fr. 50 de timbres adressés à Delouche et Cie, 10, rue Gravel, Levallois-Perret (Seine). 



(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

13/02/2020

Les trains de Calais partent de Boulogne

La Croix du 03 Février 1900 (p. 3) (Inconnu)
LES TRAINS DE CALAIS PARTENT DE BOULOGNE

Mots-clés : douvres_paris_malle

Calais. - Mardi dernier, la malle anglaise venant de Douvres, n'a pu aborder à Calais, vers 3 heures et a dû faire route sur Boulogne.
Le train de Paris a été envoyé de Calais à Boulogne-quai, pour y prendre des voyageurs.
Les trains Calais-Bruxelles, Calais-Bâle sont également partis de Boulogne et ont subi ainsi près de 3 heures de retard.

 
(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Naissance du parti ouvrier calaisien

La Croix du 17 Août 1897 (p. 4) (Inconnu)
NAISSANCE DU PARTI OUVRIER CALAISIEN

Mots-clés : salembier_delcluze_socialiste_parti_ouvrier_guesde


LES SOCIALISTES DE CALAIS

Le parti socialiste, à Calais, vient de se scinder en deux : « le parti ouvrier calaisien, » avec M. Salembier pour chef, et le « Parti ouvrier », proprement dit, formé du groupement Jules Guesde.
La Croix du Pas-de-Calais explique ainsi les causes du conflit :
A la suite d'une violente polémique entre MM. Salembier et Delcluze, ce dernier, exclu de la section calaisienne, en appela au Comité national qui désigna une Commission chargée d'enquêter à Calais et de prononcer une sentence sans appel.
Cette sentence vient d'être publiée par l'ex-section calaisienne du parti, dans le Petit Calaisien, bien que défense ait été faite, ainsi qu'elle le dit, de la communiquer aux journaux bourgeois. Elle blâme Delcluze de n'avoir pas assisté régulièrement aux séances du Conseil municipal et aux réunions du Comité exécutif, et de s'être laissé aller à une inaction qu'on pourrait qualifier d'indiscipline négative. Salembier, à son tour, est blâmé d'avoir attaqué à tort Delcluze dans sa vie privée.
A la suite de cette sentence arbitrale rendue par la Commission des conflits du parti ouvrier français, la section calaisienne du parti ouvrier s'est réunie le 9 août et elle a donné sa démission du parti ouvrier français.
Elle prendra désormais le titre de parti ouvrier calaisien.
On le voit, en fait de fraternité, le parti socialiste est loin d'être idéal.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Delcluze chassé du parti

La Croix du 18 Juin 1897 (p. 2) (Inconnu)
DELCLUZE CHASSÉ DU PARTI

Mots-clés : socialiste_salembier_ouvrier_maire

 Alfred Delcluze (Wikipédia.org)

ÉCHOS POLITIQUES
Chassé du parti socialiste

Le socialiste Delcluze, de Calais, a été solennellement chassé du parti ouvrier dimanche passé, par un ordre du jour voté à l'unanimité, moins une abstention, en assemblée plénière de la section calaisienne du parti ouvrier.
La Croix du Pas-de-Calais, commentant les motifs de cette exclusion, écrit fort justement :
Cette décision nous en dit long sur la moralité de nos socialeux.
1° Il y est dit que Delcluze a tripoté dans la caisse du parti. Et d'un.
2° Il y est dit que Salembier, Naudin et autres connaissaient ces tripotages avant les élections de 1896.
Malgré cela, ils n'ont pas hésité à présenter Delcluze aux électeurs comme le plus digne d'administrer la ville de Calais.
Bien plus, ils l'ont choisi comme tête de liste.
Conclusion : Si Delcluze est coupable, ils ne valent pas mieux que lui.
Tous à mettre dans le même sac.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

12/02/2020

Une bouteille sur la plage

La Croix du 10 Juin 1897 (p. 4) (Inconnu)
UNE BOUTEILLE SUR LA PLAGE

Mots-clés : ballon_blanchard_douvres_angleterre_ascension_duruof_tissandier_aéronaute

(Source : http://images.4ever.eu)

CHASSE AUX NOUVELLES

Pas-de-Calais. - Une épave. - Une singulière épave a été trouvée, hier matin, sur la plage de Calais, par un préposé des douanes. C'est une bouteille dans laquelle se trouvait un papier fort bien conservé : on y lit l'inscription suivante :
« Je suis passé ici, près des côtes de Douvres, à 7 heures du soir, 7 juin 1897, à une altitude de 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Veuillez, s'il vous plaît, faire paraître ceci dans les journaux français, anglais et belges, aussitôt que vous trouverez cette missive, car je ne serai sans doute plus des vôtres. J'aperçois que je prends la direction du cap Grisnez. Adieu! - Henri van Someren, aéronaute belge, 16, rue du Calvaire, à Lille. »
De l'autre côté de la feuille se trouve une lithographie représentant un ballon, la Revanche.
Cette épave est-elle l'œuvre d'un fumiste, ou le dernier adieu d'un aéronaute en état de perdition? Toujours est-il qu'un aéronaute belge, du nom de celui qui paraît être l'auteur du document, a habité Lille, où eut lieu avant-hier une ascension.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

La crise des tulles

La Croix du 17 Février 1897 (p. 4) (Inconnu)
LA CRISE DES TULLES

Mots-clés : dentelle_caudry_union_dessin_industrie_ouvrier_patron_nottingham

LA CRISE DES TULLES
À CALAIS ET À CAUDRY

Nous empruntons à La Croix du Pas-de-Calais les détails ci-après, d'une enquête faite par M. Léon Gobert sur l'état de la crise des tulles à Calais et à Caudry.
L'industrie du tulle en France se concentre en quatre villes : Calais Saint-Pierre, de beaucoup le centre le plus important; Caudry, qui vient immédiatement après Calais, mais loin derrière lui pour la production et le nombre des métiers – 1800 à Calais, 400 environs à Caudry - ; Saint-Quentin et Lyon enfin, qui sont loin d'égaler Caudry.
Si pour cette dernière ville, le tulle a été un facteur de développement rapide, s'il lui a amené la prospérité, on peut dire que Calais Saint-Pierre ne vit que par et pour le tulle. Point d'autre industrie importante que celle-là, ou dont le sort ne soit pas lié au sien; il en est de même pour le commerce. Et parodiant un proverbe connu, on peut affirmer que quand « le tulle va tout va »; quand il subit une crise, tout le monde en ressent le contre-coup.
Or, cette crise, elle s'est produite, profonde, traînant en longueur; elle subsiste encore, et tous les remèdes qui ont été essayés jusqu'ici n'ont pu que tempérer le mal sans le guérir.
A Calais-Saint-Pierre, en 1882, la fabrique de tulle faisait 150 millions d'affaires; l'an dernier, elle n'en a fait que pour une soixantaine de millions!
La décadence est indéniable. Quelles en sont les causes? Elles sont multiples et d'ordre différent.
Certaines se sont développées à Calais même, à Caudry et ailleurs; elles sont intestines. Elles peuvent être supprimées.
Les voici :
La fabrique de Calais avait des rivaux et des ennemis puissants, installés sur la place, qui lui faisaient une concurrence acharnée et souvent déloyale.

Procédés juifs

C'étaient les maisons de Commission, allemandes ou anglo-allemandes pour le plus grand nombre, dont le rôle initial avait été singulièrement transformé.
Ces maisons - La Croix de Paris a, la première, signalé la friponnerie - sous prétexte de rechercher les types convenant le mieux à leur clientèle, se procuraient les modèles nouveaux dès qu'ils étaient créés par les dessinateurs au service des industriels, les copiaient, les faisaient établir par des « façonniers », c'est-à-dire des fabricants ne travaillant que sur ordres fermes et sans aucun aléa. Ces façonniers employaient des ouvriers payés au-dessous des tarifs arrêtés d'un commun accord entre le Syndicat des fabricants de tulle et le Syndicat ouvrier « l'Union française des ouvriers tullistes de Calais », ou travaillaient au rabais pendant la morte-saison. Et les maisons de Commission, ainsi déchargées, d'une part, des gros frais qu'entraîne la création des modèles, ayant d'autre part, la main-d'œuvre à meilleur compte, enfin employant souvent des matières premières inférieures, pouvaient produire les mêmes dentelles que les fabricants créateurs, d'un dessin identique - puisque c'est une copie - à des prix de revient inférieurs.
La lutte dans ces conditions était difficile, impossible pour les fabricants consciencieux qui dépensaient gros à chercher de nouveaux genres, qui mettaient en œuvre des matières premières de bonne qualité et qui payaient à leurs ouvriers les salaires les plus élevés. Les ouvriers ne souffraient pas moins, puisqu'ils devaient ou travailler moins ou toucher des salaires plus bas.
Le problème se posait donc ainsi : mettre un terme aux agissements des maisons étrangères de commission; les contraindre à se cantonner dans les opérations d'achat et de vente pour lesquelles elles ont été créées; protéger la propriété des dessins et des créations; établir des conditions de lutte égale entre tous les fabricants en unifiant le prix de la main-d'œuvre dans toutes les usines; assurer en même temps aux ouvriers les salaires les plus élevés possible.
Nous verrons comment ce problème ardu, délicat, a été résolu. (A suivre.)


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Un homme à la mer

La Croix du 24 Juillet 1896 (p. 3) (Inconnu)
UN HOMME À LA MER

Mots-clés : paquebot_traversée_noyade

EN MER

- Calais. - Au cours d'une des dernières traversées du paquebot Calais, une dame française vint prévenir le capitaine Dane qu'un jeune homme venait de se précipiter à la mer. Une heure après, le steamer James-Wesslable recueillait dans ces parages un homme qui nageait en mer. On n'a pas encore pu établir si cet homme est le disparu du Calais.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

11/02/2020

La cafetière dénonce le meurtrier

La Croix du 23 Mai 1896 (p. 4) (Inconnu)
LA CAFETIÈRE DÉNONCE LE MEURTRIER

Mots-clés : assassin_meurtre_police_assassinat_ardres

Pas-de-Calais. - Arrestation d'un assassin. - La police a arrêté hier sur la place Crèvecœur à Calais, François Vercoitte, dénoncé par une cafetière du quai du Commerce, Mme Hanquez, comme étant le meurtrier probable de la demoiselle Wattez, rentière, à Nielles-les-Ardres, qui a été assassinée et violentée chez elle, en plein jour, jeudi dernier.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Inauguration des Bourgeois

La Croix du 05 Juin 1895 (p. 3) (Inconnu)
INAUGURATION DES BOURGEOIS

Mots-clés : rodin_maire_ministre_préfet_banquet

 
Les Bourgeois de Calais
(Auteur anonyme) - (Source : 1886 – Université Bordeaux Montaigne).

LES BOURGEOIS DE CALAIS

Inauguration du monument de Rodin

Le monument des bourgeois de Calais dont l'auteur est le sculpteur Rodin, a été inauguré hier lundi, à quatre heures.
M. Chautemps s'est borné d'excuser M. Ribot, député du Pas-de-Calais, de ne pouvoir assister à la cérémonie. (Son pays lui est devenu cauchemar).
MM. Dewavrin, maire de Calais; Roger Marx, délégué des Beaux-Arts; Huguet, sénateur, et Dussaussoy, député du Pas-de-Calais, ont ensuite prononcé des discours.
Un banquet est offert au ministre, à l'Hôtel de Ville.
Après le toast porté par le préfet M. Alapetite, à M. F. Faure, et celui du maire de Calais au ministre des Colonies, M. Chautemps a prononcé un discours et sa corvée achevée, il est reparti pour Paris, après une visite aux jardins publics illuminés.

 
(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Un bateau de pêche coulé

La Croix du 02 Septembre 1894 (p. 4) (Inconnu)
UN BATEAU DE PÊCHE COULÉ

Mots-clés : patron_navire_abordage_mulard

EN MER

Calais. - Une dépêche annonce que le bateau de pêche Renommée, n° 94, de Calais a été abordé et coulé en mer.
Le navire abordeur a recueilli l'équipage.
Le 94, qui appartient au patron Jean Mulard, avait quitté Calais mardi dernier, se rendant dans les parages d'Yarmouth, c'est-à-dire à 50 milles environ de Calais. L'équipage se composait de cinq hommes et de deux mousses. On ne sait pas où ni dans quelles conditions l'abordage s'est produit.
Il était exceptionnellement commandé par le matelot Fialdès, le patron étant resté à terre.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

10/02/2020

Décès de l'abbé Debras

La Croix du 02 Septembre 1894 (p. 3) (Inconnu)
DÉCÈS DE L'ABBÉ DEBRAS

Mots-clés : militaire_paroisse_église

Nos amis défunts

La reconnaissance nous fait un devoir de recommander aux ferventes prières des lecteurs de La Croix l'âme toute sacerdotale de M. l'abbé Debras, missionnaire apostolique, ancien aumônier militaire, curé du Sacré-Cœur de Calais, prêtre selon le Cœur de Notre-Seigneur, qui a consumé toutes ses forces à la plus grande gloire de Dieu et au salut des âmes.
Ami sincère et dévoué des RR. PP. de l'Assomption, il s'est fait le propagateur de 1eurs œuvres et c'est avec un zèle tout particulier qu'il répandait La Croix dans sa paroisse, la mettant au premier rang parmi ses œuvres d'apostolat.
Ancien pèlerin de Jérusalem.
L'Eglise perd en lui, un de ses plus courageux défenseurs, et sa paroisse pleure un apôtre, un ami et un père.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Suppression du Club-Train

La Croix du 28 Septembre 1893 (p. 3) (Inconnu)
SUPPRESSION DU CLUB-TRAIN

Mots-clés : rail_bateau_angleterre_douvres_compagnie

CLUB-TRAIN

A force de parler tunnel et pont sur la Manche, à Calais, nous arrivons à un singulier résultat, c'est la suppression de la simple navigation entre les deux pays.
Bien que Calais et Boulogne soient les ports du continent les plus proches de l'Angleterre, le trafic de l'Europe passe à la Belgique et même à la Hollande. Les Compagnies anglaises de bateaux à vapeur l'ont arrangé ainsi.
Ce qui a révélé cette situation, c'est la suppression du club-train de Calais au 1er octobre, train qui offrait des facilités exceptionnelles de rapidité et de confort au voyage par Calais.
Les Anglais sont en délicatesse avec la France; l'alliance anglo-française s'éloigne de plus en plus, et on cherchait depuis longtemps à préférer les trafics par Ostende et Flessingue. La Belgique et la Hollande y poussaient et, aidées par ces gouvernements, des Compagnies ont construit des navires splendides valant plus de deux millions chacun, filant 23 nœuds, et pouvant faire beaucoup plus de chemin dans le même temps. Le confort y est prodigieux, on en a beaucoup parlé et triplé le trafic.
Les lignes d'Ostende et de Flessingue, qui ont déjà monopolisé tout le trafic de l'Angleterre sur la Belgique, la Hollande et l'Allemagne ont encore enlevé à nos grandes Compagnies de chemins de fer le commerce de Bâle, du Saint-Gothard, de Brindisi et du littoral méditerranéen qu'elles détenaient jusqu'alors.
Dans ces conditions, la Compagnie anglaise, qui a encore le service pour trois ans entre Calais et Douvres, la London Chathann Dower, a supprimé le service spécial correspondant au train-club, et la Compagnie du Nord, avisée, a dû renoncer à celui-ci.
On se demande pourquoi la France n'a pas fait les mêmes sacrifices que la Belgique et la Hollande, pourquoi ses communications avec l'Angleterre ne sont pas supérieures.
Hélas! parce que nul chez nous ne s'occupe de nos affaires : les ministres s'efforcent de garder leurs portefeuilles, de caser leurs neveux.
Cependant les Compagnies exploitant l'émotion produite par ce résultat, vont faire des propositions et obtenir, à force de réclames, ce qu'on aurait refusé autrement.
Il y a longtemps qu'en prévision de ce qui arrive, on a voulu faire une ligne directe de Calais à Dijon et même de Calais à Lyon, à Marseille, mais la Compagnie du Nord s'y est opposée, a même racheté les études et a pris la concession à son compte pour ne pas aboutir.
Cette ligne directe devait avoir un confort qui éclipserait la Compagnie du Nord; la concurrence a été supprimée, et le trafic aussi.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

09/02/2020

A qui servent les grèves?

La Croix du 24 Septembre 1893 (p. 2) (Inconnu)
A QUI SERVENT LES GRÈVES?

Mots-clés : patron_nottingham_tulle_dentelle_ouvrier_syndicat

A QUI SERVENT LES GRÈVES?

Lors de la grève des tullistes de Calais, les ouvriers tullistes de Nottingham s'étaient empressés d'envoyer quelques subsides à leurs frères de Calais, mais en même temps les patrons accaparaient la clientèle calaisienne. Tandis que les meneurs de la grève de Calais célébraient niaisement les bienfaits de la fraternité internationale, les produits anglais supplantaient les nôtres sur tous les marchés européens.
Il y a une vingtaine d'années, les ouvriers chapeliers s'étant mis en grève, la corporation des chapeliers de Londres envoya des fonds aux grévistes. Cet envoi fut accueilli avec enthousiasme et, grâce à l'argent anglais, la grève se prolongea pendant six semaines. Pendant ce temps-là, la fabrique anglaise inondait le marché français de ses produits et le courant d'importation a été si considérable, qu'à l'heure actuelle la production française en chapellerie n'a pu retrouver la situation qu'elle occupait avant la grève. On pourrait multiplier les exemples.
Mais les ouvriers ne raisonnent que par leur Syndicat, et les chefs du Syndicat pensent à peu près tous tout bas ce que déclarait ouvertement le meneur de la grève des tullistes de Calais : « Nous voulons que les ouvriers soient dans la misère, car alors nous les tenons et ils sont capables de tout pour la révolution. »


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Un patron de pêche se noie

La Croix du 15 Février 1893 (p. 4) (Inconnu)
UN PATRON DE PÊCHE SE NOIE

EN MER

Calais, 13 février. - Ce matin, vers onze heures, à un mille de Walden, le patron du bateau-pêcheur 194, de Calais, Auguste Gore, s'est noyé en faisant une manœuvre.
Il laisse une veuve et un jeune enfant.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )

Un cas de choléra

La Croix du 01 Octobre 1892 (p. 3) (Inconnu)
UN CAS DE CHOLÉRA

Mots-clés : patron_port_boulogne_épizootie

Le choléra à Paris (Gravure XIXe siècle – Picryl.com)

LE CHOLÉRA

On a compté hier, à Paris, 26 cas de choléra et 8 décès. Dans la banlieue, 8 cas et 6 décès.
Le Havre, 29 septembre. - Hier, il y a eu 5 cas et 2 décès. Il ne reste plus en traitement à l'hôpital que 11 cholériques.
Rouen, 29 septembre. - Quatre malades qui étaient en traitement à l'Hôtel-Dieu, ont été atteints ce matin par l'épidémie cholériforme.
Calais, 29 septembre. - Le patron du bateau de pêche, n° 1487, de Boulogne, se trouvant dans le port de Calais, est décédé d'une attaque de choléra, cette nuit, à minuit. C'est le premier cas de choléra constaté à Calais.


(Source : gallica.bnf.fr / BnF )